Site officiel du syndicat mixte du Pays de la Baie du Mont-Saint-Michel

Ce village pittoresque présente un double visage : celui du bourg principal de Vains représentatif de la Normandie rurale et des travailleurs de la terre, organisé autour de l'église rebâtie au XIXème siècle, et le hameau de Saint-Léonard occupé par "les gens de mer" (pêcheurs et 

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navigateurs), en bordure des grèves, offrant un large panorama sur la baie du Mont-Saint-Michel. Riche d'un patrimoine naturel, architectural et historique à découvrir idéalement à pied grâce au réseau de chemins communaux et sentiers de randonnées préservés, Vains vous propose une visite tel "un voyage dans le temps", de la Gaule romaine jusqu'à la seconde guerre mondiale tout en s'attardant au cœur du Moyen-Age.

 

 

 ACCUEIL

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Mairie ouverte le lundi et vendredi de 9h à 12h - Permanence le lundi de 17h à 19h : 02 33 70 81 42 - Guides-Villageois : Sandrine et Pascal Poulet 06 74 06 50 84

Ecomusée de la Baie du Mont-Saint-Michel - La Chaussée à Saint-Léonard : Exposition permanente, expos temporaires, animations, sorties commentées, événementiels : 02 33 89 06 06

Ferme des Carameuh de la baie - route de Saint-Léonard : 02 33 70 82 40

Bar-tabac multi-services Le Relais Vainquais : repas sur réservation, animations concerts, produits du terroir, dépôt de pain... 02 33 58 24 36

 

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Histoire locale

Le village de Vains tiendrait son nom soit du peuple celte originaire du sud de l’Armorique, les Vénètes, habitants de la région de Vannes ou bien du mot "gué" en celte (wad) ou en latin (vadum) puisqu’on pouvait y passer à pied les bras d’eau dans les grèves. Le village s’établit sur 

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un promontoire bénéficiant d'une position stratégique, face la mer. L'occupation humaine est très ancienne puisqu'au IVème siècle y était établi un camp romain défensif. Au IXème siècle, c'est sur la même parcelle qu'un camp y fut implanté pour prévenir les incursions Vikings... la toponymie a conservé le nom scandinave de « Dick » ou « Grand Dick ».

Au XIème siècle, Vains abrite une activité intensive de production de sel à partir du sablon récolté dans les grèves, qui ne s'éteindra qu'au milieu du XIXème siècle et assura au village, un essor important, à son apogée avant la révolte des nus-pieds réprimée dans le sang. 
Au Moyen-Age, l'impôt royal, la gabelle, prélevé sur le sel (véritable or blanc) n'épargne pas les sauniers vainquais. Néanmoins, cette partie du Cotentin bénéficie d’un privilège, « le quart-bouillon » qui permet aux sauniers de ne verser qu’un quart de leur production au roi. 
A l’aube de la révolution française, on recense 1300 à 1500 personnes dans la paroisse de Vains et deux types de population existent. D’une part, les gens du littoral, les pêcheurs ou les navigateurs des fleuves de la Sélune et de la Sée. D’autre part les gens de la terre, les cultivateurs (les plus nombreux) et les sauniers (les plus riches). On dénombre jusqu’à 111 salines en exploitation en 1756 sur le rivage Vainquais.

Après la révolution, l’église Saint-Pierre de Vains est restaurée, grâce à la volonté du chanoine Dupont. La nouvelle tour en granit est érigée depuis 1866.
Dans l’Avranchin, le milieu XIXème siècle est marqué par l’arrêt des salines, concurrencée par la technique des marais salants et dès lors, ce sont les activités de pêche à pied et d'agriculture qui domineront.

Lors de la seconde guerre mondiale, Vains est occupé par les allemands. La population fera preuve de courage et de résistance jusqu'à la débâcle des troupes SS lorsqu'elles apprennent que le Débarquement des Alliés a eu lieu sur la côte Est : la colonne allemande fuit en s'engageant dans la baie... et s'enlise laissant véhicules et matériels pour échapper à la marée montante.

 

 

  

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         Le Manoir de Vains, propriété privée (XVIe siècle)                              Le Prieuré Saint-Léonard, chapelle accessible (XIIe siècle)                           Silhouette villageoise (vue depuis la route côtière)